C'est avec un grand intérêt que j'ai lu votre article intitulé : Ces chaines qu'on abat en hommage à Bah Mamadou. Ce grand homme qui durant toute sa vie n'a ménagé aucun effort pour l'avènement d'une Guinée meilleure, une Guinée de justice et respectueuse du droit du citoyen…
Que de beau souvenir ! Je rappelle que je faisais la 5 ème de l'école élémentaire et mon grand frère la 9 ème année au collège. De mes yeux d'adolescent, curieux je ne pouvais rien comprendre de ces folles images d'hommes et de femmes excités accompagnant le Grand Bah vers Conakry (siège des affaires et de l'administration Guinéenne.).
Pourquoi ces rires ? Ces visages gais ? Et auparavant, mon papa avait reçu un papier sur lequel, on pouvait lire des attaques contre le régime Guinéen et mon papa (qui était un ancien détenu du Grand combattu) n'aurait pas eu à s'hasarder a eu jeté un coup d'œil.
Je ne pouvais me demander à le savoir ni chercher à le comprendre mais tout ce que je savais que des bonbons lancés par un automobiste avait fait le bonheur de nous les enfants amassés le long de trottoirs. Depuis, je n'avais aucune nouvelle de l'homme.
Tard pendant la période hivernale mon papa reçu un journal dans lequel l'homme Bah interpelait la population sur les pratiques peu orthodoxes d'un sous-préfet et ancien chef de canton (Feu Alpha Madany de Missira Bowé). Dans ce rapport, on pouvait lire ‘'personnes arrêtées, crânes rasés exposés sous le soleil…ces personnes avaient commis des crimes de vols, viols ou appréhendées avec de la drogue (chanvre indien) ‘' avait rapporté le papier que je lisais à haute voix pour mon papa et un de nos voisins. D'ailleurs, notre voisin donnait raison à la pratique du sous-préfet qui selon lui des personnes nuisibles avaient droit à être humiliés : on avait aucune notion sur les droits de l'homme.
Conséquences de la caravane
Les conséquences de cette caravane ne se fûrent pas attendre le coin dans lequel nous étions, trois hauts cadres perdirent leur fonction et un de mes oncles se vu retirer sa voiture de commandement et déchu de sa fonction de DPE avant d'être renvoyé comme simple enseignant dans un confins reculé de Boké.
Tous ces fonctionnaires leur seul crime, avoir soutenu Bah Mamadou.
Tamsir Diallo pour Tamsirnews.com depuis le Danemark