Normal 0 21 Un pouvoir applaudi et respecté de tous les politiciens se trouve abandonné pour n'avoir pas compris que le dialogue se fait sur la base d'une confiance minimale, dont chaque partie se trouve titulaire d'une portion. C'est dire que si Dadis a le droit d'inviter les politiques, ceux là ont le droit de ne pas répondre à son invitation, pour qu'il sache que la force est du coté du droit.
Normal 0 21
C'est donc le manque de dialogue sérieux qui va pousser les uns et les autres à prendre des décisions susceptibles de pousser chacun dans son dernier retranchement, comme le constat se fait depuis hier à Conakry, entre le C NDD et les ténors de l'opposition politique en Guinée.
Tout poussait à douter de la bonne foi de certains leaders politiques qui n'ont pas voulu donner leur cotions politique au Président Dadis, lorsque celui-ci a clairement demandé que chacun lui fasse une nouvelle proposition pour achever le programme de la transition sous un chronogramme que lui le Chef de l'Etat ne voit pas comment résoudre, d'autant que le temps imparti est trop bref pour assoire une base solide d'une nation démocratique.
Que faut-il faire se demande l'autorité quand les politiciens ont refusé de répondre à son invitation au Palais du peuple?
Pour notre part, il s'agit de poser clairement la question du changement de régime en Guinée et sur les acteurs de ce changement. La date du 23 décembre 2008 est un départ d'un long processus qui doit aboutir à une nouvelle république avec des institutions bien outillées pour la pérennisation d'un Etat de droit en Guinée.
Il faut dès lors dire franchement au Président que le peuple de Guinée est bien disposé à lui accorder le temps qu'il souhaite, mais pas plus, car la question du pouvoir et de ses enjeux se trouvent bien délicate tant qu'on ne clarifie pas les rôles de chacun des acteurs.
Aux politiciens de faire leurs rôles et au militaires de pratiquer ce que les demande la nation. Si les termes sont compris, il n'y a donc pas de problème pour que le pays échappe au gouffre qui ne cesse de s'ouvrir à nos pieds. Rien ne dit qu'on ne va pas passer là où les libériens, léonais et ivoiriens sont passés, pour l'affirmation d'un pays qui soit pour tous les fils de ce pays.
Donc en fin, il y a lieu d'imaginer une structure à même de venir résoudre ce différend politique qui est une première en Guinée post Conté.
A ne pas trouver la solution et tout de suite, c'est le chaos qui va s'installer pour