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Comme annoncé, le président de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée, (UFDG), Cellou Dalein Diallo est arrivé, ce samedi 26 novembre à 11h30 GMT, dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan à bord de la compagnie Air Burkina.

Il a été accueilli à sa descente d'avion par quelques militants, encadrés par le bureau fédéral au grand complet, avant d'être conduit à l'hôtel Pullman où il a déposé ses valises pour un séjour de 72 heures. El hadj Cellou a bien voulu se prêter aux questions de Guinéenews. 

Guinéenews© :Peut-on savoir l'objectif de votre visite en Côte d'Ivoire ? 

Cellou Dalein Diallo :
Je viens en Côte d'Ivoire pour remercier mes compatriotes vivant ici. Qui dans leur écrasante majorité m'avaient accordé leur suffrage pendant les élections présidentielles de 2010. Je n'avais pas eu l'occasion de le faire compte tenu de la situation qui prévalait dans ce pays frère. Je n'ai pas pu tenir de meeting pour remercier les gens et leur expliquer comment nous en sommes arrivés aux résultats qu'ils ont connus. Aujourd‘hui, j'ai l'occasion de le faire et je ferai aussi le point du dernier développement politique intervenu en Guinée depuis l'installation de Monsieur Alpha Condé à la présidence de la République. J'inviterai les militants à rester debout et mobilisés, afin d'éviter que notre pays ne sombre dans une nouvelle dictature, d'être en phase avec ceux qui sont au pays pour exiger l'organisation d'une élection législative libre, transparente et équitable. 

Guinéenews© : Certains qualifient votre visite de privée, que vous devriez rencontrer le Président Ouattara ? Qu'en est-il ? 

Cellou Dalein Diallo :
Oui, j'ai sollicité une visite de courtoisie au président de la République de Côte d'Ivoire, M. Alassane Dramane Ouattara. Lorsqu'il m'avait faire l'honneur de m'inviter à son investiture, il m'avait demandé de revenir un peu plus tard pour qu'on échange. Et je pense que ce sera l'occasion. 

Guinéenews© : Vous venez d'effectuer une petite tournée qui vous a conduit successivement à Lomé, Cotonou et Ouagadougou. Peut-on connaitre les raisons ? 

Cellou Dalein Diallo :
A Lomé, j'étais allé à une conférence de l'Assemblée paritaire Union Européenne-ACP sur invitation du co-président, M. Louis Michel. Bien entendu, j'ai profité de l'occasion pour rencontrer la fédération UFDG, ainsi que les militants du parti. Ensuite, j'ai fait un tour à Cotonou où pour la première fois j'ai rencontré les militants UFDG de la localité. J'étais sollicité plusieurs fois là-bas et j'ai répondu à leur doléance. Je me suis ensuite rendu au Burkina Faso où j'ai rencontré le président Blaise Compaoré, ancien médiateur dans la crise Guinéenne. Bien entendu, comme vous l'avez dit, M. Dadis Camara est venu me rendre visite à mon Hôtel. On a échangé un peu, sur les derniers développements de la Guinée. 

Guinéenews© :Est-ce qu'on peut savoir ce que vous vous êtes dit réellement ? 

Cellou Dalein Diallo :
Bon, pas grand-chose. Il a juste dit qu'il a appris que j'étais là et que j'étais son grand frère et qu'il était donc venu me rendre visite. Il a ensuite souhaité qu'on tourne la page parce que lui et moi avons eu des relations très difficiles, …. 

Guinéenews© :Si, on vous posait la question de savoir, comment va la Guinée d'aujourd'hui. Que répondriez-vous ? 

Cellou Dalein Diallo :
Ce n'est un secret pour personne, je dirai que la Guinée va mal. Le pays est dans une crise profonde que ce soit, économique, sociale, politique. Tout est bloqué, il y a une crispation forte. Le dialogue politique n'arrive pas à avoir lieu, malgré toutes les démarches menées par l'opposition. Jusqu'à présent nous ne savons pas exactement quand se tiendront les élections législations. On ne sait pas avec quelle CENI (Commission électorale nationale indépendante), on n'a aucune visibilité sur l'avenir politique du pays. Or c'est un blocage qui contribue naturellement à attiser la contradiction et à aggraver la crise économique. Parce que la reprise de l'aide internationale est dans une large mesure subordonnée justement de l'organisation de ces élections législatives. Jusqu'à présent les actes posés par le gouvernement par rapport à l'organisation de ces élections indiquent qu'il veut vraiment organiser un hold-up électoral. Et l'opposition a décidé de s'opposer à cela et d'exiger du gouvernement et de la CENI, le respect du code électoral en vue d'organiser une élection libre et transparente. 

Propos recueillis par Sarifou Barry

www.guineenews.org


 

 

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