Entre les candidats qui rassurent et ceux qui donnent des frissons.
Un jour une camarade de classe s’est confiée à moi « Quand on atteint l’âge du mariage on est l’objet de toutes les sollicitations. Parfois on sent humiliée, frustrée ou même insultée car même les hommes les plus méprisables pensent qu’ils ont droit de tenter leur chance ».C’est exactement ce qui arrive actuellement à notre pays. Ils sont 24 prétendants mais seule une poignée, quatre exactement, (Alpha, Cellou, Kouyaté et Sidya par ordre alphabétique), a une réelle chance de l’emporter. Les vingt autres sont là pour amuser la galerie. Certains comme Abé Sylla sont porteurs de bons espoirs. Des candidats comme Ousmane Bah n’ont qu’un seul objectif montrer leur capacité de nuisance. D’autres comme Kassory Fofana et Ousmane Kaba pensent qu’à force de gueuler sur tous les toits ils vont effacer l’image de grands prédateurs de l’économie guinéenne qui les collent à la peau. Les guinéens ne sont pas dupes, ils savent pertinemment que si leur pays est si pauvre et si délabré c’est parce qu’il a été abusé par des voleurs sans vergogne comme Kassory ou Ousmane Kaba. La majorité du G20 version guinéenne n’aura pas plus que le vote de la famille restreinte. Les guinéens savent que cette élection est cruciale, ils ne vont donc pas voter pour des candidats qui sont perdants d’avance. Cela est une certitude, chaque guinéen voudrait que son vote compte.
Pour revenir aux candidats ayant une chance, il est important de noter la sérénité et le fair-play de Cellou, Kouyaté et Sidya. Il est agréable de suivre ces candidats. Leur créneau c’est l’unité nationale. Ils appellent leurs militants à la retenue et à la modération. Ils respectent les autres prétendants dans leurs propos. Ils mettent en avant leurs compétences sans dénigrer les autres. Ils vendent leurs programmes de société aux guinéens. Ils disent comment ils pensent organiser l’avenir de ce pays. En somme, ils tiennent des discours responsables et rassembleurs. C’est pourquoi, ils rassurent les guinéens et les observateurs étrangers.
A l’inverse, Alpha Condé oppose une vulgarité et une agressivité sans pareille. La situation est tellement inquiétante que ses plus proches partisans commencent à avoir peur de ses dérives dictatoriales. Il parle d’être rigoureux mais au fait tous ceux qui l’ont côtoyé le juge trop sûr de lui, trop égocentriste, trop agressif. Il crie, menace sans raison valable. Bref, il s’emporte pour un rien. Il n’a aucun égard pour les autres candidats. Il pousse même ces derniers à être plus agressifs. On n’a vu Sidya, connu pour son calme olympien, s’emporter à plusieurs reprises face aux attaques d’Alpha. En plus, il est trop prétentieux. Pour Alpha Condé, le seul homme valable c’est lui, les autres sont des moins que rien. Le problème est que les guinéens cherchent en vain les réalisations de cet aventurier de la pire espèce. Il n’a jamais rien dirigé. Il n’a même pas fondé une famille digne de ce nom. A chaque élection, il se marie par contrat. Il n’a même pas écrit ce qui est dramatique pour quelqu’un qui se présente comme un professeur d’université. Il aurait même tenu ce propos pour le moins étonnant devant ses partisans médusés « Moi toute ma vie est assurée. C’est vous qui avez des problèmes. Je me bats pour vous aider. Si vous ne faites rien je vous laisse dans votre misère ». Dans un café de Conakry un fervent partisan d’Alpha nous a dit combien il a peur de son leader. Il a dit que ce monsieur risque d’être pire que Sékou Touré et Dadis s’il a le pouvoir. Alpha répand la haine au lieu d’exposer son programme de société. A ce jour personne ne connaît son programme. C’est un assoiffé de pouvoir. Des observateurs pensent même que le problème d’Alpha est qu’il manque de culture guinéenne. Les guinéens sont connus pour être aimables et courtois même dans l’adversité. Son comportement trahit ses origines burkinabés.
L’équation du 27 juin prochain est à mon avis très simple. Les guinéens doivent faire le choix entre les candidats qui cherchent à distraire, ceux qui répandent la haine et ceux qui rassurent.
Thierno Sow pour Tamsirnews.com