ESCADRON N° 2 DE LA GENDARMERIE A HAMDALLAYELES DROITS DE L’HOMME SYSTEMATIQUEMENT BAFOUES
L’escadron n° 2 sis au carrefour de Hamdallaye dans la commune de Ratoma est une unité de la gendarmerie nationale où le droit d’être présumé coupable d’un crime ou d’un délit n’existe pas.
En effet, en visitant un détenu de cet escadron, on se rend compte de l’ampleur du malheur qui frappe ce dernier, surtout s’il est quelqu’un de pauvre. Tout est payant : Pour être en garde à vue, pour aller au WC, faire pipi, se laver, recevoir une visite,etc. le détenu doit payer sous peine de recevoir un mauvais traitement des jeunes gendarmes et de leurs chefs.
Le jeudi 06 Mai 2010, cet escadron a fait une descente musclé dans une cour à Kaporo qui a plusieurs duplex en location tout près du marché pour chercher des présumés narcotrafiquants brésiliens.
Les gendarmes ont arrêté le gérant, Amadou Lamarana Bah, les gardiens et tous ceux qui étaient dans la cour en prenant aussi tout ce qui leur tombait sous la main, bidon de gasoil, bouteille de gaz, les deux pick up tout neuves, mais ils n’ont trouvé aucun brésilien, ni de la drogue dans la maison. Cela ne les a pas empêché d’embarquer tout le monde et de les écrouer comme de vulgaires bandits.
Dans le violon de cette gendarmerie, on trouve des personnes détenues depuis des mois sans qu’elles soient déférées justes parce que leur présence est devenue une source de revenus pour les différents agents.
En plus, pour voir un détenu, ce dernier ou le visiteur doivent débourser des sous sinon la visite ne pourra pas avoir lieu.
Le comportement de cet escadron N° 2 de la gendarmerie donne une image de ce qui se passe réellement entre les forces de sécurité et la population systématiquement maltraitée par ceux qui étaient sensés les protéger.
Les Ministères de la sécurité, de la défense et de la justice devraient revoir leurs effectifs afin de les former et les sensibiliser, ceci dans le but d’un changement de comportement et un plus grand respect des droits de l’homme et du citoyen en particuLier.