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Les Guinéens vivants  à l'étranger au temps de la révolution

Aucun citoyen n’était autorisé à héberger un étranger ou une inconnue même un parent. Les ordres étaient clairs, dès que vous en recevez un allez-y le déclarer au PRL. Voila, que j’étais un étranger dans mon propre pays. Je ne voulais pas au début mais l’insistance de Karfa appuyé par les voisins me fera changer d’avis.

-Tu verras, tout se passera bien, me disaient-ils.

-Et saches que si tu n’y mets pas, ils viendront nous prendre tous, ajoutait Karfa avec des yeux effrayés. Au  P.R.L, j’étais encore étonné par les gestes infinis qui consistaient à répéter toujours la même chose : Prêt pour la Révolution   et autres encore. Je déclinais ainsi, mon identité complète à cet homme  qu’on appelait ici ‘’Mairi B.’’

-Que le pouvoir rend aveugle ; me disais-je devant les agissements de cet ami d’hier. On m’inscrivait et de là j’avais droit à ma carte du parti- unique  avant de débourser encore 30Sylis avant qu’on ne m’expliquait un ensemble de lois auxquelles je devrais aveuglement m’y soumettre pour la bonne marche de la Révolution. Je voulais m’insurger quand Mairi me disait ‘’Pourquoi êtes-vous en Guinée ? Quelle question ! Imaginez-vous  que le maire de Paris demande à chaque  un français qui revenait de l’étranger, pourquoi est-ce qu’il était revenu en France ? Je voulais m’emportez devant un tel agissement  avant de me rappeler d’un conseil que papa n’avait jamais cessé à me dire ‘’Soumettez-vous à chaque soleil qui brillera sur vos têtes car, cet éphémère’’.Comment devrions-nous nous soumettre à Manga Balla, aux colons et à ces nouveaux maitres ? Sommes-nous condamnés à nous soumettre jusqu’à la mort ? Pauvre de Nous !

 Et, je lui répondais : Je suis en Guinée pour sacrifier à la mémoire de l’âme de mes parents.

-Oui, c’est une bonne idée et n’oublie pas la part de la Révolution pendant la cérémonie ; d’accord ; lançait un autre du nom de Persi entendez Président.

-Nous vous tiendrons informer de la lecture, ajoutait Karfa en riant, pour ainsi cacher sa frayeur.

Et, en silence nous sortions de ce bureau.

Faits vecus par '' le Sergent Bailo '' , ancien combattant de l'armée française

 

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