Escale du Siroco à Conakry Le Siroco en route Le transport de chalands de débarquement (TCD) SIROCO de la marine nationale française devrait faire escale à Conakry du 12 au 16 mars.. Durant cette escale, sont prévues des rencontres protocolaires avec le ministre délégué à la défense nationale, le chef d'état major des armées ainsi qu'avec les responsables de l'Armée de mer guinéenne afin d'organiser des exercices conjoints entre les unités françaises et guinéennes. Capitaine de Vaisseau Henri Fouques Duparc, Commandant
Outre les rencontres entre les responsables de la marine guinéenne et les officiers français, les hommes du Siroco (377 équipages pour cette mission) participeront à une a ction civilo-militaire à l'Ecole de la navigation de Conakry.
Cette action viendra compléter l'opération menée par l'équipage de la Frégate La Fayette en mai 2011 qui avait permis la rénovation d 'une salle informatique de cette même école.
Ils participeront également au transport de matériel sur l'Ile de Tamara destiné à la réalisation d'un sémaphore.
Les services de l'attaché de défense et le Commandant du Siroco ont prévu d'ouvrir des créneaux d'une demi-heure de visite au profit de la communauté française et des élèves du Lycée Albert Camus comme suit (uniquement sur réservation auprès des services de l'ambassade au 30.47.10.68) :
le mardi 13 mars de 15h00 à 16h00
le mercredi 14 mars de 14h30 à 16h00
le jeudi 15 mars de 14h00 à 16h00
Enfin, un programme de visite à l'intention de la presse est en cours de préparation.
Le Siroco de face en mer
Présentation du Transport de Chalands de Débarquement " Siroco"
Missions
Le Transport de Chalands de Débarquement (TCD) "Siroco" a pour mission d'assurer le transport et la mise à terre par des moyens amphibies , sur plage non préparée et en zone d'insécurité , d'un tiers de régiment mécanisé comprenant des chars de combat, des engins blindés et des véhicules divers.
La mise à terre s'effectue au moyen de chalands de débarquement transportés dans un bassin intérieur appelé "radier".
Chaland en mouvement
Le TCD peut simultanément transporter, ravitailler et mettre en oeuvre quatre hélicoptères lourds ; tout en assurant le commandement d'une opération de débarquement d'ampleur limitée, ainsi que l'hospitalisation et les soins aux blessés.
Le TCD peut aussi assurer les missions de transport opérationnel, d'actions humanitaires, d'évacuation de ressortissants et de soutien logistique.
Caractéristiques
La caractéristique essentielle des TCD est le bassin intérieur (ou radier), immergeable sous trois mètres d'eau et qu'une porte arrière met en communication avec la mer.
Les dimensions du radier sont de :
122 mètres de long x 14 mètres de large x 7,70 de hauteur.
Une rampe à tribord permet aux véhicules d'embarquer dans le radier depuis un quai.
Caractéristiques du bâtiment :
Longueur : 168 mètres
Largeur : 23, 50 mètres
Déplacement à pleine charge : 12 000 tonnes
Tirant d'eau : 5,2 mètres
Vitesse maximale : 20 noeuds
Autonomie : 11 000 nautiques à 15 noeuds
Capacités de transport
Chalands :
8 Chalands de transport matériel ou 4 Chalands de transport matériel + 1 Chaland de département d'infanterie et de chars ou 2 Chalands de département d'infanterie et de chars,
Blindés / véhicules :
150
Hélicoptères :
2 à 4
Fret :
1 880 tonnes
Passagers :
de 416 pour des transits de longue durée jusqu'à 2000 pour un transit de 48 à 72 heures ;
Hôpital
La superficie de l'hôpital est de 500m².
Il peut accueillir 51 lits,
2 blocs opératoires,
un cabinet dentaire,
une salle de radiologie,
un laboratoire de biologie
ainsi qu'une salle de soins aux grands brûlés.
Equipage
L'équipage est composé de 19 officiers, 105 officiers mariniers et 100 quartiers-maîtres et matelots.
Zoom opérations
Après l'avoir été en 2006 dans le cadre de l'opération BALISTE, le Siroco était à nouveau déployé au large du Liban en mars 2009, pour les Nations-Unis dans la cadre de la FINUL.
Puis, parti de Toulon depuis le 12 octobre 2009, le Siroco participait depuis lors à l'opération Corymbe.
Depuis 1990, les opérations Corymbe consistent en une permanence opérationnelle d'un bâtiment de combat dans le golfe de Guinée entre le Sénégal et l'Angola. Cette présence permanente est un atout considérable qui permet de détecter et prévenir le déclenchement d'une crise et s'il le faut intervenir avec un faible préavis. Les bâtiments de la marine française participent au soutien des forces françaises prépositionnées ainsi qu'à la protection de nos ressortissants, civils et militaires présents dans ces pays.