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Membre fondateur de Tamsirnews.com, activiste et opérateur économique, Diallo Amadou Dian a accepté de nous répondre à deux questions, actuellement en Guinée-Conakry pour une semaine. Bonjour Mr Dian, vous êtes opérateur économique et vous travaillez aujourd’hui sur un projet dans notre chère Guinée, politiquement parlant, quel constat faites-vous depuis l’avènement du CNDD au pouvoir, sur les élections prévues pour le mois de juin et la montée de la jeunesse au poste stratégique dans le gouvernement de la transition ? Merci Mr Bah de m’avoir posé ces questions qui méritent une grande réflexion avant toute réponse. Commençons d’abord par l’arrivée du CNDD au pouvoir depuis 2008, celui-ci est un comité comme c’était le cas du CMRN, le CNDD est composé d'intellectuels, en fait, d'officiers et de militaires capables qui sont bien formés tant en éducation physique qui constitue donc un vecteur d’éducation efficace au même titre que les autres disciplines scolaires, (l’éducation intellectuelle). Le CNDD par le biais de son chef, le capitaine Moussa Dadis Camara sans faire trop de commentaires a confondu finalement le pouvoir transitaire et le pouvoir légal. Voyons, en informatique si on vous parle de la transition : c’est lorsqu'il y a un passage d’une particule d’un niveau d’énergie à un autre. De la façon mathématique, disons que c’est un changement d’état. Politiquement parlant, c’est une analyse du processus politique caractérisée par le passage progressif de la dictature à la démocratie, la transition peut avoir lieu dans des conditions très différentes. Notons que en 2006 avec la pression de la population guinéenne envers le pouvoir de Lansana Conté, déjà nous étions un peu dans la phase de la transition qui s’appelait le changement, alors le CNDD qui avait pris le pouvoir avait vis-à-vis de cette population guinéenne, un devoir, qui était de situer leur sort. C'est pour cela que le CNDD avait fait un bon discours en promettant aux guinéens d’être ce transitaire de pouvoir pour qu’enfin, la population guinéenne choisisse elle-même de leur président. Concernant la montée de cette jeunesse pour des postes stratégiques, je suis très content, mais il reste beaucoup à faire car si nous parlons d’un changement, il faudrait que ça change, cette grimpée de la jeunesse pour moi n’est qu’un changement dans la continuité, moi, personnellement qui vous parle, je n’ai jamais eu un parent dans le gouvernement guinéen, alors que nous sommes des guinéens comme les autres, il faudrait que son excellence Jean-Marie Doré, et le général Konaté voilent la situation de notre famille car nous sommes aussi une grande famille. En Guinée, il y a des personnes que nous connaissions qui ont remporté plus de quatre victoires et nous, nous sommes là comme des spectateurs !!!
Vous savez, les guinéens n’aiment pas partir à la rencontre de personnes pauvres, c'est pour cette raison, que le président Lansana Conté n'avait jamais respecté ses travailleurs (ministres). Nous guinéens, pensons qu'a l’argent. Comme dit le Coran dans la sourate 102 : La course aux richesses vous distrait, jusqu’à ce que vous visitiez les tombes. Je vais vers cette population pauvre en argent parce que le Coran a tout dit dans la sourate 94 verset 5. A côté de la difficulté, existe certes, une facilité !! Donc pour moi cette population que les autres voilent, pauvres parce qu’ils n'ont pas d'euros en poche, pourrons être riche un jour. J’aime les approcher, afin qu’ils se sentent importants, c’est aussi pour moi une source d’inspiration, cette population est intelligente, j'ai le devoir de l'écouter afin de savoir comment leur apporter l’aide qu'ils recherchent. Nous devons savoir que nous ne pouvons pas bâtir la Guinée seulement avec l’argent, le Salut de la Guinée se trouve un peu dans le bénévolat, je vous donne un exemple explicite : les sites web non-lucratif qui informent les guinéens, et la diaspora sont souvent informés presque en direct, cette presse en ligne a beaucoup contribué à l'émancipation de guinéens dans le monde moderne.
Comme dit l’autre, un combattant n’a pas le dernier mot, je dirais qu'un activiste n’a pas le mot de la fin. Tant que les villages guinéens n’auront pas chacun un centre de santé et des écoles, je continuerais mon combat. Merci à vous Mr Dian, C'est à moi de vous remercier.
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