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 Aboubacar SAKHO, LE PARANGON DU JOURNALISME ALIMENTAIRE

La Guinée, ce beau pays que nous aimons tous, est, incontestablement, victime, depuis l’indépendance à nos jours, de cette inacceptable  et révoltante inversion pyramidale des valeurs, qui permet que, dans la plupart des sphères d’activités humaines, les médiocres soient au sommet et, surtout, en vue. Malheureusement, même les professions libérales n’y échappent pas dont l’important domaine médiatique. Pourtant, le journalisme est un métier noble, enviable et, surtout, indispensable dans une société qui aspire de s’émanciper de l’autoritarisme comme la Guinée. Le paysage médiatique guinéen, à la faveur  du processus de la démocratisation du début des années 1990,  a  littéralement explosé, sonnant, ce faisant, le glas du monopole étatique dans ce domaine. De nouveaux titres de journaux naissaient  (naissent encore) presque tous les mois, et, récemment, le développement très rapide des nouvelles technologies de la communication (notamment Internet) est devenu un appoint infrastructurel capital, qui a permis d’enrechir  ce paysage médiatique guinéen. Ainsi, il y a une prolifération de sites sur le net, dont on ne peut que s’en réjouir au nom du pluralisme politique, de la liberté de la presse et, enfin, de la liberté de l’information. À cela, il faut ajouter la naissance récente des radios privées qui participent au débat politique, à l’éducation civique et à la promotion du développement (surtout rural). Tout cela permet à la jeune presse privée de prendre toute sa part dans le combat pour la démocratisation de la Guinée. Mais, depuis ses origines à nos jours, il sied de reconnaître que des journaux à la presse électronique en passant par les radios privées, très peu de rédactions comptent réellement des professionnels qui possèdent les fondements techniques, intellectuels, déontologiques et éthiques du métier de journaliste. Au début des années 1990, si certains journalistes  étaient professionnels et compétents, d’autres, comme Monsieur Aboubacar SAKHO, ancien directeur de la publication de l’« observateur » et, depuis huit mois, éditeur du nouveau site « aujourdhui-en-guinee.com », sont venus apprendre sur le tas, dépourvus de réelles  compétences et convictions, et, surtout, ne voyant dans le métier de journaliste qu’un simple moyen d’échapper au cruel chômage endémique qui frappait (et frappe) toujours les diplômés de nos universités. Et le laxisme dans l’application de la législation sur la presse aidant, car la définition de « la qualité de journaliste professionnel » y est quasi sibylline, Monsieur SAKHO est de ceux qui ont créé leur propre journal, en s’improvisant  journalistes, sans en avoir les ressources intellectuelles et morales.
            Depuis plusieurs mois, depuis sa base, la Haye, en Hollande, où il est réfugié politique, prend l’aide sociale et, parallèlement, travaille ponctuellement au noir dans une boucherie de cette ville, Monsieur SAKHO, pour de mauvaises et indicibles raisons, pilonne régulièrement le RPG et s’est même octroyé une licence exclusive l’autorisant à déverser des insanités sur notre leader, le Pr. Alpha CONDE. Sa dernière attaque porte sur la publication de la liste des Martyrs du RPG. Il s’émeut, injustement et théâtralement, que sa belle mère Hadja Fatou BANGOURA, Secrétaire politique du bureau politique du RPG, ne soit pas sur cette liste des martyrs du parti. Et dans un raisonnement schématique et inculte, il ne s’interdit pas de parler directement d’ingratitude de la part du parti à l’égard de cette dernière. Au  RPG, il est connu de tout le monde que la  liste des martyrs (sur papier)  n’est pas exhaustive et, aussi, comporte des erreurs, et c’est pourquoi sa publication a été longtemps retardée, mais pas jalousement gardée comme l’affirme M. SAKHO. Puis, il nous a paru nécessaire de la publier, en attendant de la compléter et de l’améliorer, car  nous savons bien qu’elle omet, pour des raisons de saisie informatique, certains martyrs issus des dernières années de l’ère CONTE et de la période de l’actuel régime d’exception. Nous savons aussi que sur la liste des martyrs, certains noms sont répétés plusieurs fois. Mais personne ne s’est plaint au RPG. Personne. Sauf  SAKHO, ce journaliste alimentaire et inculte de toujours, qui n’a pas honte de mentir que la publication de cette liste des martyrs a fait des mécontents au RPG. Jamais en retard d’une outrance, il s’empare du moindre sujet concernant le RPG pour en faire son chou gras sans y regarder de plus près. Sinon comment ne pas comprendre que, tout comme beaucoup de termes à connotation historique,  la définition du terme martyr peut donner lieu à une lecture plurielle.  Sans vouloir entrer dans un débat sémantique, si en gros le martyre est une personne qui est morte ou a connu une très grande souffrance physique ou morale pour une cause donnée.  Au RPG, nous avons voulu désigner par martyrs, nos militants et nos responsables que le régime autoritaire de Lansana CONTE a tués, emprisonnés, torturés (physiquement), licenciés (professionnels ou scolaires), jugés ou condamnés à cause de leur combat pour le changement politique en Guinée. Sans vouloir donc faire abstraction des graves conséquences des souffrances morales ou psychologiques qu’ont endurées d’innombrables militants et responsables, nous avons privilégié, en réalité, les critères indiscutablement concrets, objectifs et précis.  Sa belle mère, Hadja Fatou BANGOURA, dont il utilise souvent le nom comme son fond de commerce, pour défendre ses objectifs inavouables, compte indéniablement parmi nos responsables qui ont  beaucoup donné au RPG, pour en faire un vaste mouvement populaire. Toutefois, et c’est très important, cette reconnaissance ne doit pas noyer l’analyse. Car, il est établi que  Hadja Fatou BANGOURA, grande militante de la première heure du parti, mais dont l’engagement politique est en train de fondre comme la glace sous le soleil,  n’a connu ni la prison, ni les tribunaux, ni la torture physique et, encore moins, le licenciement professionnel. Partant, et n’en déplaise au journaliste alimentaire et complexé, elle ne peut pas figurer sur la liste des martyrs du RPG.  Dans cette logique, il faut relever que d’autres responsables, de premier plan comme elle,  tels que le Secrétaire administratif, Dr Mohamed DIANE ; le Secrétaire aux relations extérieures et l’actuel Ministre de la  Santé et de l’Hygiène, Dr Ibrahima SOW ; le trésorier général et l’ancien Ministre du commerce extérieur, Claude Kory KONDIANO; le secrétaire permanent, Lansana KOMARA …ne figurent pas aussi sur la liste des Martyrs. Pourtant ce dernier fut emprisonné et, surtout, sauvagement torturé par les « bérets rouges » de la présidence sous CONTE. Pour des raisons que nous connaissons parfaitement, M. SAKHO  utilise permanemment la carte de la victimisation afin d’attirer une certaine sympathie pour sa belle mère. Quant il n’invente pas une histoire d’or  détourné de sa belle mère, il nous accuse de n’avoir pas inscrit cette dernière sur la liste des martyrs. Parallèlement à cette posture familiale et mesquine, il nous attaque aussi pour des politiciens qui l’ont envoyé à grands frais, il y a quelques mois, pour aller assister aux négociations inter-guinéennes à Ouagadougou sous la houlette de Blaise Compaoré. Dans ses pauvres reportages, tous ceux qui le lisaient se souviennent encore qu’il n’usait pas de la brosse à reluire à l’endroit de notre parti et, surtout, de son leader. 

        En fait, M. SAKHO est un journaliste semi analphabète qui n’a pas de bases éthiques et déontologiques, et qui fonctionne comme une « girouette météorologique » au gré de ses intérêts personnels. Il est incompétent et, surtout, creux. Très creux. Il a créé, en effet, son site pour régler des comptes, et, notamment, pour rançonner les leaders politiques. Il va toujours là où l’herbe est plus verte. Les débats d’idées ne l’intéressent guère.  Au sens profond, il ne sait pas d’où il vient ni où il va. C’est pourquoi, il est capable de dire aujourd’hui le contraire de ce qu’il disait, il y a quelques semaines ou quelques mois, sans ciller. Quelques exemples concrets (2):

 

SAKHO et Alpha CONDE
         En fait, il a toujours utilisé sa belle mère comme marchepied  pour approcher le Pr. Alpha CONDE et lui demander  souvent des services. Au début de la transition militaire, avant le retournement de veste de DADIS, et croyant aux chances du RPG, jamais un journaliste de la presse électronique n’a autant élogieux et flatté le Pr. Alpha CONDE plus que SAKHO. Chaque jour, il écrivait un article dans un français laborieux et approximatif, pour encenser notre leader. Mais la coïncidence du refus de notre leader de lui accorder une aide financière (trop c’est trop) avec la  rencontre entre sa belle mère et DADIS, a eu raison de cet exercice de flatterie journalistique.
          Par ailleurs, c’est étonnant de constater  aujourd’hui que M. SAKHO ne dise rien, et absolument rien,  sur la manière dont les trois filles de sa belle mère sont venues en Hollande, ainsi que sur la manière dont elles ont été régularisées. En janvier 2005, SAKHO n’a pas hésité à bousculer les respectables responsables et militants du RPG de la Hollande, venus accueillir leur leader, le Pr. Alpha CONDE, à l’Aéroport de Schiphol d’Amsterdam, pour que ses trois belles sœurs puissent prendre des photos avec ce dernier, afin d’appuyer leurs demandes d’asile politique.
         Par ailleurs, comme si ses articles mensongers et diffamatoires ne suffisaient pas, et tournant  totalement le dos à la vérité et à l’honnêteté, il a pris la vilaine habitude de tremper, sans scrupules, sa plume  souillée dans l’encre de la manipulation, de la haine, de la confusion et du mensonge pour  écrire des niaiseries sur le Pr. Alpha CONDE, dans les rubriques  réservées aux «réactions des lecteurs » des sites guinéens, en utilisant les noms de certains de l’entourage du leader, et notamment celui  de l’intarissable  et respectable Hadja Nantou CHERIF. Mais, il oublie que la bave  du crapaud n’atteint pas la blanche colombe.

SAKHO et Moussa Dadis CAMARA
         Au début de la prise du pouvoir par l’armée, après une rencontre de quatre heures entre sa belle mère Hadja Fatou BANGOURA et le chef de la junte Moussa Dadis CAMARA, comme par hasard, SAKHO a souhaité, promptement, la candidature de DADIS dans une interview sur le site Kibarou  et sur son propre site, et a déclaré qu’il « préfère DADIS aux prédateurs […anciens Premiers Ministres] de l’économie guinéenne.». À l’époque, en bon thuriféraire du chef de la junte, il se fendait permanemment de belles paroles le net.  Ce faisant, au moment où SAKHO s’agitait pour la candidature du capitaine à l’élection présidentielle, sa belle mère, elle, après une pompeuse  élévation au rang de Chevalier de l'Ordre National du Mérite de la République par DADIS, pour service rendu à la Nation, faisait une tournée sous-régionale discrète au cours de laquelle elle a été reçue par certains dirigeants de premier plan.  Parallèlement, et à la surprise générale, SAKHO, qui travaille au noir à la boucherie et prend l’aide sociale, enchaîne les voyages à Conakry, où il se fait loger à l’Hôtel Camayenne. C’était Byzance. Mais, quelques mois après, comme Dieu sait faire les choses, le Dr TOUMBA entre au bloc et fait son opération, et notre journaliste alimentaire change automatiquement de position. Depuis, il ne se passe pas un seul jour sans qu’il n’attaque DADIS et ses affidés sur son site. L’homme n’a pas le souci de ses dettes…

SAKHO et Lansana  KOUYATE
         Avec l’ancien Premier Ministre Lansana KOUYATE, c’est presque la même histoire d’argent. En effet, au début de la transition, le journaliste alimentaire SAKHO  consacrait, tous les deux jours, un article acerbe sur ce dernier sur le site « observateur », dont le plus célèbre et le plus dégoûtant, d’inspiration historique et sans valeur analytique, s’intitulait        « des leaders politiques frappés par la charte de  Kourou kan fouga» (3). Il s’est régulièrement répandu en échos négatifs contre KOUYATE, et il l’a traité de qualificatifs aux lisières de l’injure. Mais, depuis quelques mois, ce dernier est devenu son nouveau chouchou contre l’espèce sonnante et trébuchante. Ce n’est un secret pour personne que c’est M. KOUYATE qui a assuré les dépenses liées à ses  récents voyages à Ouagadougou, à Conakry... Quotidiennement, sans scrupules ni objectivité, il encense et flatte  KOUYATE sur son site. Ainsi fonctionne le journalisme alimentaire de SAKHO. Toutefois, et même s’il se fait hara-kiri pour KOUYATE, cette histoire de «kourou kan fouga» lui revient inévitablement en boomerang

SAKHO et Sidya TOURE
          Et, last but not least, je me rappelle encore, il y a quelques années, des articles de SAKHO, où, comme fort d’un message divin, il annonçait l’imminence et l’inévitable victoire à l’élection présidentielle de l’ancien Premier Ministre Sidya  TOURE, qui venait nouvellement de descendre dans l’arène politique guinéenne. À l’époque, à chaque fois que le leader de l’UFR passait à Paris, en bon journaliste alimentaire et importun, il passait à  Paris pour encenser et quémander.
 
         Comme vous pouvez le constater, cet homme mange à tous les râteliers,  profitant ainsi de toutes les situations possibles, sans scrupules. Au grand dam du professionnalisme et de l’éthique, il pioche sans hésiter, avec sa plume souillée et mensongère, dans tout ce qui peut lui être bénéfique. Pour SAKHO, le métier de journaliste n’est ni plus ni moins qu’un simple commerce juteux et courtois. Il compte indiscutablement parmi les journalistes qui, selon les termes de RIEFFEL (1), sont « à la solde de trois vices cardinaux : l'argent, l'ambition et le pouvoir ». Ainsi, contrairement à certains  de nos valeureux journalistes  guinéens qui font, correctement et honnêtement, leur travail, SAKHO, lui, constitue le parangon de la race de journalistes alimentaires  et prédateurs, qui sont venus se remplir les poches sans se soucier des règles d’éthique et de déontologie qui régissent la profession.
         SAKHO, ce  journaliste alimentaire, haineux et surtout fieffé menteur ne fait pas honneur au  noble et respectable métier de  journaliste. Maillon faible de la presse électronique guinéenne, parce que guidé par l’intérêt personnel plutôt que par la vérité et capable de changer de peau comme un caméléon,  il est le modèle de journaliste alimentaire qui ternisse l’image de la presse guinéenne. Il s’en fou  éperdument de la règle sacrée de  la déontologie, devenue pourtant le serment d’Hippocrate du journalisme, selon laquelle, le journaliste ne doit « dire que la vérité, rien que la vérité et toute la vérité ».  Et cela doit, nécessairement, se traduire par le refus par le journaliste, qui est à la fois l’œil et l’oreille du public, de mentir, de dénigrer, de manipuler, de menacer, de corrompre, de compromettre… au nom de ses intérêts personnels.
           SAKHO, journaliste sans foi ni loi et assoiffé d'argent, appartient, en effet, à une espèce  rare de journalistes qui a inspiré Honoré de BALZAC, pour  faire dire à l’un de ses personnages, Lucien Chardon, dans les « illusions perdues » que : « le journalisme [SAKHO] est un enfer, un abîme d'iniquités, de mensonges, de trahisons […] » (4).
           Liste de martyrs, factures d’hôtel, histoire fictive d’or détourné, liens supposés avec des hommes d’affaires dangereux, véhicules 4x4, vie privée…ne sont pas des sujets qui intéressent les guinéens. Malheureusement, SAKHO n’arrive pas à intégrer que les guinéens, et notamment les gens du commun,  sont  intéressés par les débats sur les thématiques qui impactent directement l’avenir de leur pays et leur vécu quotidien : des élections transparentes, des institutions démocratiques fortes, le respect des droits de l’homme, l’unité nationale,  l’alimentation, l’éducation, la sécurité, la santé, l’eau, le courant, les routes, les transports publics…Et, le RPG, très indexé à ces préoccupations  populaires, s’en fou totalement des mensonges d’un journalisme alimentaire et semi- analphabète.

Mariame CAMARA, bureau des cadres du RPG,  Allemagne.

 

 

 

 

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